L'arme du TRAIN
Oui partout ! Les soldats du TRAIN ont été employés et ce dans la multitude des métiers présents dans notre Arme.
Le Tringlot, a su et sait toujours et encore, montrer de son professionnalisme, son efficacité, son sens du dépassement et son souci de l’humain. Voici ce qui caractérise le «Tringlot» du simple soldat : "Initiative et compétence." Présents sur tous les théâtres, alors que s’est mise en place une armée professionnelle tournée vers la projection, l’Arme du TRAIN déjà fidèle à servir ses engagements d’hier, fournira toujours les hommes et les unités.
Ainsi «tous les moyens d’exécutions propres à permettre l’ acheminement, en toutes circonstances, de ses formations et des ressources depuis les garnisons jusqu ’aux zones avant de combat» seront assurées. (L’Arme du train d’aujourd’hui Ed.Lavauzelle).
De nombreuses références numériques sont tirées de cet ouvrage. De tous temps, car vous allez pouvoir suivre au cours des développements en ligne, l’histoire et les projets de notre Arme en perpétuelle mutation. Le passé montre la participation de nos unités, et ou personnels, à toutes les opérations qui ont nécessité la présence et la continuité de mise en oeuvre de moyens de l’armée française. Alors que la France se place dans un processus d’armée professionnelle, tournée vers la projection, la nécessité grandissante de mise à disposition de moyens humains, techniques et d’ infrastructure se fait encore plus pressante. Pour arriver au Train d’aujourd’hui nombreuses furent les évolutions.
Voici donc l’historique de notre Arme qui depuis les temps reculés à su marquer l’histoire de notre armée d’une empreinte indélébile.
L’Arme du Train, initialement Train des Équipages, est née de la volonté de l’Empereur Napoléon Ier de ne plus subordonner le soutien opératif de ses forces à des compagnies civiles plus attirées par la réalisation du profit que par la nécessité de surmonter les obstacles géographiques et climatiques et d’affronter les dangers.
En quelques mots, l’Empereur voulait être certain de disposer de ses ravitaillements en volume, en temps et en lieu voulu. Il lui fallait donc des convois organisés militairement, armés pour se défendre et aptes à :
entretenir un parc de matériels adaptés,
varianter et réguler au rythme de la manœuvre,
tenir les dépôts de campagne et respecter les délais de livraison,
être solidaire des combattants.
L’esprit dans lequel le Train a été créé perdure et conserve toute la force de son réalisme dans une armée reformatée et adaptée à la projection.
200 ans plus tard, l’Armée de Terre entend toujours conserver des moyens d’acheminement de ses unités et de leurs ressources au travers de ses unités du Train mais aussi des cadres spécialistes de l’Arme au sein des états-Majors.
Pour vous en convaincre , nous allons étudier plus précisément les faits qui ont poussés à la création de l’Arme et à son développement durant de longues années.
Avant de débuter ces lignes, il est bon de lever un doute qui semble mêler une certaine confusion :
Les lignes qui vont suivre sont l’historique de "l’Arme du Train" héritière du Train des Equipages Militaires. En effet il est nécessaire de dissocier le Train d’artillerie organisé dés le 3 janvier 1800, ainsi que le Train du Génie créé par Napoléon le 1er octobre 1806. De ces 3 corps, seul le Train des Equipages Militaires survécut au XIX éme siècle.
Depuis la création le 26 mars 1807, par décret frappé du sceau impérial, des premiers bataillons des équipages des transports militaires, l’histoire du Train s’ identifie à celle des armées françaises. Sans interruption, sur tous les théâtres d’opérations, il a participé à leur épopée. Mais, s’il a gagné des titres de gloire aussi bien sur le territoire national que dans les expéditions outre-mer, il a connu aussi de nombreuses vicissitudes. Longtemps maintenu sous dépendance et souvent menacé dans son existence, parfois réduit à quelques escadrons, il a repris son plein essor à chaque engagement de nos armes et mérité par sa conduite et ses services la confiance et l’estime du commandement.
Son histoire est jalonnée à la fois par une suite ininterrompue d’authentiques faits d’armes et par les péripéties de la longue lutte qu’il a dû mener pour affirmer sa personnalité et se transformer du Corps sous tutelle qu’il était à l’origine en l’Arme autonome qu’il est devenu aujourd’hui. Bien qu’il ait reçu l’appellation d’Arme dès 1875, il a dû attendre 1928 pour obtenir une certaine autonomie et 1945 pour être définitivement organisé et traité sur un pied d’égalité complète avec les autres Armes.
L’évolution de son organisation au cours de ce siècle et demi d’histoire est caractérisée par deux traits dominants : d’une part une adaptation sans cesse renouvelée mais toujours réussie aux changements des tactiques et des matériels, d’autre part un accroissement continu des missions à remplir et une diversification progressive du type des unités. Cette évolution, assez lente au départ puisque les progrès de la mécanique automobile n’ont permis au Train de passer de la phase hippomobile à l’ère du moteur qu’un siècle environ après sa création, s’est ensuite considérablement accélérée.
Si l’on se réfère à l’évolution de ses missions, de ses matériels et de ses hommes, on peut distinguer trois grandes phases dans l’histoire du Train :
La première (1807-1914 LE TRAIN HIPPOMOBILE) va de la création à 1914. Au cours de cette longue période de plus d’un siècle, le Train des Équipages Militaires assure essentiellement des missions de transport et accessoirement d’évacuation sanitaire sur tous les continents. C’est l’époque hippomobile de l’Arme, celle des équipages constitués par les animaux, les voitures et le personnel qui avait à les conduire et à les entretenir. Ses cadres, pour la plupart issus du rang, sont avant tout de solides cavaliers et de rudes hommes de guerre. La seconde, plus courte (1914-1945 LE TRAIN AUTOMOBILE), s’étend jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale. Le Train y réalise progressivement en trente années sa première transformation majeure : l’absorption du Service Automobile et la motorisation de ses unités de transport. Il reçoit par voie de conséquence la responsabilité de la circulation routière. Mais par contre la motorisation provoque la disparition presque totale des moyens hippomobiles. Cette période est marquée par un début d’émancipation en 1928 et la création d’une Inspection indépendante, un élargissement du commandement de l’Arme et l’accès de ses officiers aux postes supérieurs de la hiérarchie militaire, un large apport d’officiers de qualité provenant des autres Armes et l’ouverture du recrutement direct dans les grandes écoles militaires.
La troisième phase a débuté pratiquement en 1945 avec l’acquisition de l’autonomie totale. Jalonnée successivement par les campagnes d’INDOCHINE et d’ALGÉRIE, puis par la reconversion des forces armées résultant du retour en Métropole et de l’accession à la capacité nucléaire, elle est marquée par la diversification des missions, l’extension des domaines d’action, la variété des matériels et des types d’unités. Toujours transporteur et circulateur sur route, le Train se voit confier des transports fluviaux, les transbordements maritimes, la livraison par air, enfin l’encadrement de toutes les unités de soutien du corps de bataille et le commandement de ses bases. Ses cadres, recrutés dans les mêmes conditions que ceux des autres Armes, enrichis par l’expérience des combats d’INDOCHINE et d’ALGÉRIE et possédant une solide formation interarmes, ont désormais accès à tous les postes de commandement et d’état-major.
Cependant la participation du Train à toutes les campagnes de l’armée française permet, dans le cadre de ces trois grandes phases, de découper avec plus de précision le contenu de son histoire en évoquant le rôle tenu par l’Arme au cours de chacun de ses engagements et les modifications apportées à ses structure
L’ usage et le règlement ont adoptés cette appellation de roue dentée alors qu ’il s’agit d’ une couronne d’ engrenage.
On peut l’ appeler aussi bordure crénelée ou cyclamor crénelé.
Cette roue est le symbole de la motorisation on la retrouve dans des insignes du train mais aussi entre autres dans le matériel, sans oublier tous les brevets ou insignes ou brevets en rapport avec la mécanisation.
Cette roue s’est répandue dans toute l’ armée de terre , dans la marine ainsi que l’ armée de l’ air, expliquant ainsi certaines interprétations erronées d’ insignes.
Insigne du 516°RT
Insigne du 6°RMAT
La roue ailée non dentée trouve son origine dans la mythologie grecque. On retrouve en effet souvent "Fortune" (déesse de la mythologie) représentée debout sur une roue ailée.
Certains ouvrages officiels feront plus le rapprochement avec cette dernière figure et déesse , pour ma part j’y vois une chose plus simple, c’ est à dire le rapport avec Hermes, qui n’ était autre que le Fils de Zeus et de Maïa, Hermès ou Mercure ( chez les romains ) messager de Zeus et le dieu des voyages, des routes, des déplacements et du commerce.
Les Ailes - Dans les arts les ailes sont un symbole de la légèreté et de la promptitude du mouvement.
Le lien est donc fait entre notre insigne actuel et la symbolique recherchée.
On retrouvera différente représentation de cette roue ailée officielle ou non.
Le 28 MAI 1931, la roue ailée crénelée à 8 puis à 12 dents (1945) est devenue l’ attribut officiel du train par décision ministérielle.
L’ insigne représente un vol d’ argent (Ailes) encadrant une roue dentée de part et d’ autre du moyeu .
Les ailes d’ HERMES symbolisent la rapidité de déplacement de l’ Arme du TRAIN.
La roue symbolise la mécanisation, la motorisation et aussi le progrès technique.
Enfin de tous temps, le TRAIN a porté les attributs d’ argent des troupes montées.

