sensation
Au commencement, il y eut un souffle ; un souffle frais tel une brise. Je sentais sa respiration, sortant d’une bouche sûrement délicate, se propager sur mon oreille, puis le long de mon cou, descendant au niveau de mes aisselles, de mon ventre pour s’évaporer sur mes cuisses.
Puis, il y eut une main ; une main douce et chaude dont les ongles étaient bien soignés. Une caresse interminable se fit sentir sur mon corps, reprenant le même parcourt que précédemment. Sa main effleurait à peine ma peau. Je sentais simplement la couche supérieur de son épiderme et les frissons que me donnait la longueur de ses ongles.
Lorsque sa main remonta jusqu’à mon sein pour trouver un jouet tel qu’un mamelon excité, il y eut une langue ; une langue humide et assoiffée. Il me lécha comme un chat laperait son lait. Je sentais ses jambes croiser les miennes afin qu’il puisse toucher de sa langue le dessous de mon menton. Je ne pense pas qu’il ait oublié la moindre parcelle de peau lorsque enfin il atteignit mon entrejambe. Et lorsqu’il eut introduit sa langue en moi, je ne pu m’empêcher de pousser un soupir de plaisir.
C’est alors que j’eus l’impression de participer au première loge à l’union avec les ténèbres ou plutôt avec Bélial. Il s’amusait avec moi comme un vampire délectant le breuvage précieux de sa victime. Je ne pus me contrôler. Je tremblais et ma peau devenait humide. Je me trouvais dans un tourbillon ou tous mes sens se mélangeaient.
Sa main continuait son chemin sur ma cuisse comme s’il voulait me torturer de bonheur mental et de folie corporelle. Mais je ne pouvais que me laisser faire, je ne répondais plus de rien.
Et lorsque enfin il me donna un plus grand coup de langue, puis me mordant ma grande lèvre, en me griffant l’échine, je réussis à ouvrir les yeux en poussant un cri de jouissance. Mais… je ne vis rien…ni personne.

