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PARANOYHARD ZINE N°15
Metalliens

PARANOYHARD ZINE N°15

Salut tout le monde : Dernier édito, oui dernier : PARANOYHARD ZINE s’arrête, je l’ai pas encore officialisé, mais une page se tourne. Un très grand remerciement à tous ceux/celles qui m’ont aidé durant toutes ces années, à l’équipe qui a bossé/aidé sur ce zine : Patrice et Rikki (aux interviews), Kerry (aux chroniques), Gwenola (Cover Front), Guillemette (correction des fautes).

Remerciements aux groupes/labels qui nous z’ont fait confiance, ainsi que vous, lecteurs/lectrices.

A un de ces jours, +++ Béki



ENTHRONED interview par Patrice


Patrice : Salut Sabathan ! Comment a été accueilli le dernier album, « Xes Haereticum » ?


Sabathan : Il a été très bien accueilli, tout le monde dit que c’est notre meilleur album. La production est nickel, tout le layout aussi bien du cd que de l’édition normale est super bien fait. On a fait appel pour la première fois à un graphiste, GRAAL ( www.g-r-a-a-l.com ), le mec qui a fait la pochette du dernier Behemoth… (ndlr : mais aussi Vader, Artrosis, Moonlight, etc.) C’est la première fois qu’on fait appel à un graphiste assez connu et le résultat est vraiment excellent !


Patrice : Pourtant, tous vos premiers albums ont de beaux visuels, réalisés eux aussi par un graphiste connu, peut-être un peu plus underground…


Sabathan : En fait, les pochettes des premiers albums sont carrément des peintures faites par Kris Verwimp…


Patrice : Oui, et dans le milieu il est quand même plutôt connn!


Sabathan : Ouais, il est excellent mais pour les derniers albums, ce qu’il faisait ne collait plus trop avec notre style, et il y a aussi que pour Xes Haereticum, Napalm Records nous a proposé de travailler avec les meilleures personnes… C’est la même chose pour la production, c’est toujours Harris Johns qui avait déjà produit « Carnage In World Beyonds » (2002)…


Patrice : Oui, c’est un vieux de la vieille, le producteur de Sodom, Kreator et de toute la vague thrash allemande des années 80 …


Sabathan : Voilà, donc il s’est fait la main avec « Carnage In Worlds Beyond » et quand on a enregistré « Xes Haereticum » l’année dernière, il connaissait parfaitement le son qu’on voulait avoir et le résultat est vraiment super !


Patrice : J’allais justement te parler de la prod, parce que j’ai été un peu déçu du son des guitares que je trouve un petit peu en retrait par rapport au reste, alors que je m’attendais à ce qu’elles aient plus de patate. Ça sonne très old-school disons, et je me demandais si c’était ce que vous aviez voulu…


Sabathan : Je ne trouve pas que les guitares soient en retrait, je trouve qu’on entend bien tout. Cette production nous plaît vraiment, c’est exactement ce qu'on recherche.


Patrice : Est-ce que c’est pour avoir cette touche old-school justement que vous avez travaillé avec Harris Johns ? Je sais que vous êtes fans de vieux thrash, vous reprenez d’ailleurs du Kreator sur le dernier album (ndlr : « Under The Guillotine », bonus de l’édition digipack et extrait de « Pleasure To Kill », 1986)


Sabathan : Oui, c’est parce que pour nous c’était comme un rêve de pouvoir travailler avec lui. Ca fait des années qu’on suit ses productions et faut dire ce qui est, il a vraiment produit les meilleurs albums sortis dans les années 80, comme « Pleasure To Kill » de Kreator, Deathrow, Raging Steel, le « Walls Of Jericho » de Helloween (1986) ainsi que le premier mini album…


Patrice : Les Tankard aussi, tout ce qui sortait d’Allemagne… les Sodom…


Sabathan : Ouais, et puis Voïvod aussi, le Killing Technology (1988) et puis après ça il a fait le premier Immolation, « Dawn Of Possession » (1991), « Consuming Impulse » (1989) de Pestilence… Il a vraiment produit les meilleurs albums du metal extrême, et nous on voulait absolument l’avoir, pour pouvoir avoir cette touche qui faisait que ces albums étaient si magiques.


Patrice : De ce point de vue c’est particulièrement réussi, et ce que j’apprécie beaucoup dans votre musique ce sont toutes ces touches thrash old-school complètement intégrées au black très brutal…


Sabathan : Exactement, on ne veut pas sonner comme tous les groupes actuels ! Quand tu écoutes la scène black metal underground actuelle, tu peux à peine distinguer un groupe de l’autre…


Patrice : C’est un peu la course à la copie de Darkthrone…


Sabathan : Voilà et c’est grave, c’en est venu à un tel point que c’est ridicule ! Tous le même son, tous les mêmes riffs, c’est de la copie de Darkthrone, essayer de copier ce qu’ils ont fait sur « Transylvanian Hunger » (1994) ou « Under A Funeral Moon » (1993) mais vraiment sans aucune originalité. C’est incroyable que la scène BM underground soit à ce point là inintéressante de nos jours.


Patrice : Le satanisme est un sujet d'actualité en France, puisqu'on constate une montée des idéologies extrémistes, dont justement le satanisme. Comme d’habitude, l’amalgame est quasi systématiquement fait entre satanisme, black metal et mouvement gothique. Quelle est ta définition ou ta vision du satanisme ?


Sabathan : Alors déjà je boycotte tous les groupes nazis, ça je le crie haut et fort ! En ce qui concerne le satanisme, j’ai toujours été attiré par ça, c’est un truc très personnel et ça n’a absolument rien à voir avec la politique ni avec quoi que ce soit. Il n’y a rien de plus stupide que d’allier le satanisme à l’extrême droite, parce que ça n’a rien à voir et c’est même tout à fait le contraire. Le satanisme n’a rien de politique, et je dirais même que tous les vrais satanistes n’en ont rien à foutre de l’extrême droite et la boycottent, boycottent le Front National, Hitler et toutes ces conneries…


Patrice : Finalement de la même façon que certains chrétiens peuvent très bien faire partie de mouvements d’extrême droite…


Sabathan : Exactement et l’extrême droite de Le Pen s’est basée – et toi qui est Français, tu dois le savoir – sur un fondement typiquement chrétien, avec le symbole de la fleur de Lys, le symbole royal du christianisme intégriste. Ce qu’il y a en Vendée avec les Chouans par exemple, c’est les catholiques à 100% intégristes, donc il n’y a rien de plus stupide que d’assimiler le satanisme à l’extrême droite; ça me fout hors de moi, c’est aberrant ! C’est bien la preuve que ce sont des gamins qui sont immatures, et je suis sûr que dans cinq-six ans, ils ne seront plus dans le metal, ils ne feront plus de black metal du tout ! Tous ces groupes issus de « l’underground élite » comme ils disent, qui se prennent pour des « true », ça me fait plus rire qu’autre chose en fait.


Patrice : Je suis content que tu parles comme ça, parce que c’est bien d’avoir l’opinion de quelqu’un qui est à fond dedans, qui base sa musique là-dessus, et ça montre bien que nazisme et satanisme sont complètement dissociés !


Sabathan : Il y aussi le fait que ça fait 25 ans que je suis dans le monde du metal et des gens comme ça, j’en ai connu tellement qui se la jouaient extrémiste, des groupes qui faisaient Zig Heil sur scène… Parce que faut pas croire, des groupes comme ça, y en avait déjà dans les années 80, et quand je vois ce qu’ils sont devenus maintenant, ça me fait rire ! C’est costard-cravate, cheveux bien courts, j’vais chercher les gosses à l’école, tu vois… Attention, je n’ai rien contre ça, bien au contraire, parce que moi aussi, j’ai une bonne amie et je veux fonder une famille et tout ça, mais ce que je veux dire, c’est que quand tu leur parles de leur passé, ils le nient carrément. Ou alors certains, les plus intelligents, vont reconnaître qu’ils étaient immatures et qu’ils étaient en pleine crise d’originalité juvénile. J’en ai tellement connu que maintenant je sais faire la différence entre les groupes de vrais métalleux et ceux qui ne sont pas à prendre au sérieux. Le problème, c’est que dans la scène black metal underground actuelle, il y en a plus à ne pas prendre au sérieux.


Patrice : Oui, c’est moins intéressant musicalement et puis ça finit par être gavant d’avoir toujours ce même type de discours…


Sabathan : Exactement, moi je n’écoute que du black old school, que la génération d’avant 95… J’écoute quelques rares groupes de maintenant…


Patrice : Le dernier Tsjuder est pas mal


Sabathan : Ouais, c’est vraiment une révélation, le Pest suédois aussi qui vaut vraiment la peine… En groupes français, y en a vraiment que deux qui m’intéressent : c’est Nehëmah et Deathspell Omega… Le dernier Deathspell Omega est un chef d’oeuvre, tu sens l’originalité, tu sens que les gars ne sont pas nouveaux dans la scène black metal. Ils ont une certaine expérience et tu le sens au travers de leur musique… Pour moi Nehëmah c’est carrément Le groupe numéro un en France, ça tu peux le marquer dans l’interview ! Leur musique ressemble à quelque chose, elle est vraiment…


Patrice : Malsaine, oui c’est ce que beaucoup ont perdu


Sabathan : Ouais c’est ça, t’entends bien qu’il y a de la création, de la créativité derrière…


Patrice : C’est ce que j’aime chez Nehëmah et que trop n’ont pas encore compris, il ne suffit pas d’avoir un son pourri pour faire un bon album de true black, il faut savoir créer une atmosphère, et leurs albums sont justement très malsains.


Sabathan : Ouais, voilà. Et puis de toute façon, les Nehëmah ce sont de supers copains à moi, ce sont des mecs vraiment extras, ils ont le même point de vue que moi sur le black metal… Ca aussi tu peux le mettre dans l’interview ! Le gars qui fait Deathspell Omega, je ne le connais pas, je ne crois pas le connaître, du moins, mais si un jour le rencontre, je le féliciterai… Il mérite des félicitations. Autrement, dans la scène black internationale, je n’écoute que les groupes du début et jusqu’au milieu des années 90, c’est vraiment cette scène là qui m’intéresse. Mais c’est vrai que le Tsjuder (Desert Northern Hell), c’est vraiment le chef d’œuvre ultime du BM norvégien actuel. Le Pest suédois aussi, comme je disais…


Patrice : Le dernier Marduk (« Plague Angel ») claque aussi !


Sabathan : Oui, mais je suis un peu gavé par Marduk…


Patrice : Oh, c’est un peu tout le temps pareil, mais pour moi c’est comme Slayer, ils ont beau tout le temps faire la même chose, c’est ce que j’attends d’eux : un album qui claque, des putains de riffs…


Sabathan : Seulement c’est trop gavant, j’adore Marduk et le dernier album principalement, mais je trouve qu’ils passent trop souvent en tournée. On les voit trop souvent en live et ces dernières années, ça a été un peu du bourrage de crâne. Je le disais encore dans un reportage que j’ai fait sur le United Metal Maniacs, le festival open air dans lequel on a joué ce week-end en Allemagne… Ce sont tous des groupes issus du meilleur de l’underground : des groupes comme Mortuary Drape d’Italie… Y avait une affiche monstrueuse de thrash, de death, de black, tous styles confondus. Ce sont des groupes qu’on ne voit nulle part en concert et qui ont déjà vingt ans d’existence. On ne les voit pas en concert parce qu’on ne leur donne pas l’occasion de se produire, alors ils sont obligés de rester chez eux, de faire des petits concerts dans leur région, alors que ce sont des groupes cultes ! Par exemple on a joué avec Necronomicon, un groupe allemand qui a sorti deux albums excellents au milieu des années 80…


Patrice : Ah oui, on a reçu le dernier à la radio… Personnellement je ne trouve pas ça fameux…


Sabathan : Oh, moi je trouve ça génial, et tu vois, ils ont joué avant nous, et c’est vraiment l’esprit thrash metal de l’époque… Des groupes comme Pagan Rites par exemple, de Suède, ont déjà presque vingt ans d’existence, Niphelheim… des groupes qu’on a envie de voir live mais à qui on ne donne pas l’occasion de se produire. Seulement, une fois qu’ils se produisent dans un festival comme le United Metal Maniacs, c’est magique, c’est vraiment le rassemblement de tous les vrais métalleux.


Patrice : C’est tellement difficile de monter un festival aussi…


Sabathan : Eh oui, et les festivaliers qui montent un festival, il leur faut tout de suite un gros groupe qui rameute du monde… Alors je suis d’accord pour la tête d’affiche, seulement y a pas que ça, un festival c’est justement l’occasion de faire jouer un tas de groupes différents !


Patrice : Pour ça, il faut pouvoir se permettre de faire venir ces petits groupes et se prendre une gamelle…


Sabathan : On peut très bien faire venir une grosse tête d’affiche genre Slayer, parce que ça ramènera toujours du monde, y a aucun problème…


Patrice : En Belgique, je pense que ça se passe beaucoup mieux qu’en France.


Sabathan : Oui, de ce point de vue là, c’est vrai, parce qu’avec le Graspop…Mais le pays des festivals c’est l’Allemagne, hein…


Patrice : Oh, chez vous les groupes passent quand même beaucoup plus que chez nous…


Sabathan : Ouais, chez nous en Belgique, quand tu fais un festival open air comme ça, y a du monde… On joue au mois de juillet dans un festival à Anvers, je crois que c’est la première édition et y a déjà pas mal de préventes.


Patrice : Il y a le Fury Fest maintenant en France, mais c’est tellement gros que finalement on s’y perd un peu…


Sabathan : J’ai vu l’affiche, y a pas grand chose qui m’intéresse…


Patrice : Oh le dimanche, y a quand même Slayer, Obituary… Tu n’es peut-être pas trop death metal !?


Sabathan : Si si, justement j’adore le death metal, le death old school en fait. Justement, j’ai adoré les premiers albums d’Obituary, mais à partir de « World Demise » (1994) j’ai moins aimé…


Patrice : Le dernier (ndlr : « Back From The Dead », 1997… un nouvel album est prévu pour cet été) est pas mal, y a quand même de bons trucs.


Sabathan : Ouais y paraît, mais je ne l’ai pas encore écouté… Je me dis que justement je suis très death metal, mais death old school. En ce moment je réécoute beaucoup les démos de Grave, Nihilist (ndlr : premier nom d’Entombed). Je suis fan d’Unleashed aussi, les démos, les premiers albums… De toute façon j’ai toujours adoré tout ce qu’ils ont fait. Un de mes groupes de death préférés, c’est Incantation. Asphyx aussi, le groupe hollandais… En fait je crois que pour tout style de metal, je reste nostalgique aux années 80 et au début des années 90.


Patrice : Tout à l’heure, tu as parlé de GRAAL, qui a réalisé la pochette de l’album… Est-ce qu’il a réalisé un mannequin comme Hugh Syme pour la pochette du « X Factor » d’Iron Maiden (1995), ou est-ce simplement une infographie, une création sur ordinateur ?


Sabathan : Eh bien pour ça, je ne peux pas te répondre; je ne sais pas quelle méthode il utilise…


Patrice : Pour les visuels de Behemoth, c’est la même chose, on a l’impression que les démons sont vivants…


Sabathan : Oui, je crois qu’il a créé une statue en fait, mais je ne pourrais pas t’en dire plus. Je n’ai pas été en contact avec lui, c’est surtout notre label et notre guitariste qui étaient en contact avec.


Patrice : Est-ce vous qui lui avez donné des directives, est-ce qu’il a écouté l’album et créé ensuite son visuel, ou est-ce qu’il vous a proposé une de ses créations ?


Sabathan : Je crois qu’il a reçu quelques textes, et il a créé la pochette en se basant dessus. Mais notre guitariste est lui aussi très fort en infographie, tu peux le dire dans l’interview ! Son travail mérite le coup d’œil aussi. Nornagest a fait la pochette de l’album live qui va sortir en juin, « Black Goat Ritual », et je vous invite à jeter un œil sur le livret et la pochette parce que ça vaut le coup ! (ndlr : www.enthroned-horde.com )



Patrice : C’est vrai que c’est bien d’avoir quelqu’un comme ça dans le groupe, comme Sven dans Aborted…


Sabathan : Ouais, Nornagest est infographiste lui aussi, et je lui ai déjà dit qu’il devrait ouvrir sa boîte… Je l’encourage de ce côté là, parce que le travail qu’il fait est vraiment exceptionnel, ça colle vraiment bien à Enthroned donc c’est nickel ! La pochette de Black Goat Ritual a vraiment un côté magique, obscur, qui colle bien à l’album live qui sort au mois de juin avec un titre bonus exclusif, qu’on a enregistré en studio avec le nouveau line-up pour montrer comment le nouveau matériel va sonner éventuellement à l’avenir.


Patrice : Qui s’est chargé de la production du live ?


Sabathan : Eh bien en fait, on l’a enregistré au Brésil, à Porto Allegre au cours de la tournée sud-américaine qu’on a faite en septembre. Y avait un studio mobile, donc la production n’a pas été faite pas un producteur connu parce que c’est le tourneur, Tumba Records, qui fait les plus grosses tournées metal là-bas, qui avait loué ce studio mobile et on s’est plus ou moins chargés de la production. Le résultat est vraiment surprenant !


Patrice : Vous jouez des titres de toutes les époques ?


Sabathan : On joue même des titres d’« Xes » alors que ce n’était même pas la tournée de promotion; donc oui, y a vraiment des titres de tous les albums, sauf « Armoured Bestial Hell » (2001). Le problème, c’est qu’on ne sait plus jouer les titres de cet album, parce qu’il a été tellement mal enregistré, tellement mal mis en place, qu’on devrait, pour bien faire, le réenregistrer complètement. Les parties de batterie ne collaient pas du tout à la musique parce qu’en fait, le batteur qui jouait avec nous à l’époque, Namroth Blackthorn, n’en avait plus rien à foutre de rien, et il a fait n’importe quoi en studio. L’album a été carrément massacré à l’enregistrement, alors comme on planifie de refaire des morceaux d’Armoured dans le futur, on va carrément tout remettre en place; tu vois ce que je veux dire ? On va faire comme si on recomposait l’album pour pouvoir rejouer les morceaux en live.


Patrice : Revenons à « Xes Haereticum » : je trouve que les vocaux clairs et les parties mélodiques sont très réussis… Est-ce que vous avez particulièrement bossé là-dessus ?


Sabathan : Non, en fait ça a même été carrément de l’impro en studio ! Vu qu'Harris Johns est un super chanteur de heavy metal, on lui a proposé de faire quelques backings, et il a accepté !


Patrice : Et ça claque ! Je ne sais pas si ça vient du fait que la musique est très brutale, et que par conséquent on retient plus facilement les mélodies…


Sabathan : C’est très important, j’insiste sur le fait qu’Enthroned soit toujours mélodique.


Patrice : Ah oui, et vous avez de vrais solos aussi, quasiment heavy metal.


Sabathan : Oui, et pourquoi ? Tout ça parce que dans Enthroned, on adore tous le heavy metal et on tient à garder cet aspect pour montrer que dans notre musique, y a autant de heavy que de thrash et de black… On veut absolument y mettre toutes nos influences. J’écoute également du rock progressif des années 70. Je suis un gros fan de Rush, je suis ouvert à tout style de musique.


Patrice : Tu es assez ouvert en fait !?


Sabathan : Carrément, ouais, tout à fait le contraire des groupes de black underground de la nouvelle scène… Ma mentalité et mon esprit n’ont rien à voir avec ça, et j’en suis fier d’ailleurs ! (rires)


Patrice : Tu ne les aimes pas, hein !? (rires)


Sabathan : Je ne vais pas dire que je ne les aime pas, mais je trouve ça pathétique tout simplement. Ceux que je n’aime vraiment pas, c’est les néo nazis, ça je peux pas… ça c’est le genre de gars, après cinq minutes je me battrais avec, c’est clair ! Mais faut pas non plus exagérer et tomber dans la parano, parce qu’il y a toujours 20-25% de groupes qui valent le coup et méritent d’être reconnus… (ndlr : dans la scène BM underground actuelle)


Patrice : Un des titres bonus de l’édition limitée d’« Xes » est « Satanic Metal Kult » : on dirait un hommage à tous les précurseurs du black comme Venom, Sodom… C’est ultra stéréotypé.


Sabathan : Eh bien c’était le but du morceau en fait !


Patrice : C’est un vrai moment de bonheur ! On pourrait presque dire dix secondes à l’avance ce qui va se passer dans le morceau…


Sabathan : Eh bien c’est vraiment ça, c’est dans le but de rendre hommage à ces groupes là que ça a été fait !


Patrice : Si jamais il vous prend l’envie de faire un album de reprises ou de morceaux comme ça, n’hésitez pas !


Sabathan : Oh, mais des morceaux comme « Satanic Metal Kult », on en refera encore, ça c’est clair ! Parce qu’en fait, on aime bien faire des morceaux avec un feeling différent pour chaque, c’est un peu notre spécialité : on n’aime pas qu’un album soit tout le temps pareil, du premier au dernier morceau. On veut que tout soit fort varié, c’est très important pour nous quand on compose, et on va encore prononcer cet aspect là à l’avenir !


Patrice : Eh bien je te remercie Sabathan !


Sabathan : Merci à toi Patrice !


www.enthroned-horde.com



HEADUST interview par Patrice



Patrice : Salut JP ! Headust a déjà une bonne renommée dans les Vosges, d’où vous êtes originaires, mais ici en Bourgogne, on vous connaît peut-être un peu moins; alors que dirais-tu d’un rapide historique du groupe ?! ;o)


JP : Salut ! Bon, Headust est né en 1998 à Gérardmer dans les Vosges, par quatre potes d’enfance ne sachant pas trop jouer de musique… Quelques reprises de Nirvana tout au plus… Petit à petit, nous avons changé de bassiste, puis un nouveau guitariste est arrivé. En 1999-2000, nous avons commencé à nous orienter vers une musique que je qualifierais de plus « couillue », influencée principalement par Sepultura et Pantera. Les premières compos commencèrent à s’enchaîner pour laisser naître une démo en 2001, « Happy Beer Breakfast », et un MAXI 7 titres en 2003 : « Toxiconaut ». Après plus de 70 concerts principalement dans le grand Est de la France, nous venons de sortir « Beyond Laws & Rules ».


Patrice: « Beyond Laws And Rules » est votre premier véritable album, mais il bénéficie non seulement d’une excellente prod, mais aussi du soutien d’Overcome, LE label incontournable en France pour tout ce qui touche au hardcore metal. Comment en êtes-vous arrivés à bosser avec eux, et avec qui avez-vous produit « Beyond Laws And Rules » ?


JP : Cet album a été autoproduit, nous avons donc financé tout cet album avec nos propres moyens (galère…). Il a été enregistré au MF’Studio à Nancy par ArnOs qui a fait un travail vraiment remarquable !
Pour ce qui est d’Overcome, c’est vrai qu’on est vraiment contents de pouvoir travailler avec eux. Avant même de sortir cet album, Overcome était le principal distributeur avec qui nous envisagions de travailler. On leur a simplement envoyé un CD, ça leur a plu, et maintenant ils nous distribuent ! C’est pas plus dur que ça !


Patrice : Ce qui est remarquable et fort appréciable avec BL&R, c’est qu’on peut l’aborder de deux façons : sans se prendre la tête, en poussant le volume à fond et en se laissant laminer par la double et les rythmiques coup de boule, ou en poussant les choses un peu plus loin, en adoptant une écoute plus cérébrale, et là c’est quasiment un nouvel album qu’on entend, incroyablement riche en changements de rythmes, riffs tordus et plans complexes. Avez-vous volontairement fait en sorte qu’il reste accessible, malgré son indéniable complexité ?


JP : Ca fait vraiment plaisir, que c’est ce que l’album te fasse ressentir. Je te dirais que c’est volontaire, oui et non. Disons qu’avec Headust, nous ne nous sommes jamais trop pris la tête, à savoir si on voulait que l’album sonne de telle ou telle manière. On a toujours fait ce qui nous plaît en s’inspirant plus ou moins de la musique qu’on aime écouter. Personnellement, et c’est le cas aussi des mes compères d’Headust, la musique qui me fait le plus vibrer est celle qui, après une vingtaine d’écoutes, est encore capable de te faire découvrir de nouvelles facettes.


Patrice : Il y a quelques vidéos en bonus multimédia, dont un making of monté par tes soins JP ;o) J’ai trouvé le montage très pro, notamment le mixage des pistes audio live et studio sur les parties filmées lors de concerts : sur des images du groupe en scène, on passe du son de la chanson en studio à celui du live, ce qui est ingénieux puisqu’on peut à la fois avoir un aperçu du rendu de la chanson en studio, donc avec un bon son (les prises live sont réalisées au caméscope) et à l’inverse, un aperçu de l’énergie que vous dégagez sur scène et qui n’est pas forcément aussi palpable en studio. C’est dans cette perspective que vous avez choisi de faire ça ?


JP : Putain en tout cas, je me suis bien pris la tête sur ces vidéos !

Pour répondre à ta question, j’avais vraiment envie de montrer les deux facettes d’Headust, le côté studio et le côté live. On avait pas mal de vidéos des trois ou quatre dernières années et nous avions volontairement pris un caméscope lors de l’enregistrement de l’album. Avec tout ça je me suis bien amusé à faire quelques montages sympas. Content en tout cas que tout ça te plaise !


Patrice : Tu as suivi une formation particulière dans le montage vidéo, ou tu es autodidacte ? As-tu l’intention d’en faire ton métier ou de vendre tes services ?


JP : Je suis totalement autodidacte ! Je me suis justement fait la main avec les logiciels de montage en faisant les vidéos du CD. En tout cas, le monde de la vidéo m’intéresse particulièrement, si un jour j’ai l’occasion de pouvoir me lancer là-dedans, il est certain que je saisirai ma chance. J’ai déjà quelques projets de cours métrage, + normalement le tournage d’un « vrai » clip du groupe pour cet été…


Patrice : Avant de revenir à la musique, faisons un petit détour par le site internet (www.headust.com), qui est lui aussi très réussi visuellement ! Qui a créé ces animations flash à travers lesquelles on découvre votre bio ou les titres écoutables ?


JP : Là encore, c’est moi qui m’y suis collé!

J’adore le logiciel Flash. Lorsqu’on sait un minimum programmer et dessiner, on peut réussir à faire des trucs vraiment incroyables. Je bosse dans une agence de communication où je suis développeur Web, j’ai donc l’occasion d’utiliser très fréquemment ce logiciel.

Le site avance doucement, je passe énormément de temps à faire chaque rubrique, mais au moins, je peux me faire plaisir !


Patrice : Quand on écoute vos chansons, il devient rapidement évident que la batterie a un rôle prépondérant : Doudouble ;o) ne se contente pas d’arroser à la double, son jeu est incroyablement riche et vivant, et c’est ce qui leur donne ce groove unique, cette chaleur même sur les plans les plus techniques. En même temps, certains patterns découlent des coups de boule rythmiques des guitaristes, et tout cela donne l’impression d’une réelle osmose entre les instruments… La question irrite parfois les musiciens, mais je suis curieux de savoir si vous composez en groupe ou si chacun fait son truc de son côté ?


JP : On a plusieurs façons de composer.

Généralement c’est Poloche (guitare) ou moi qui composons les morceaux.

Ce qu’on fait la plupart du temps, c’est enregistrer une guitare avec une boîte à rythme programmée sur ordinateur. Il suffit ensuite de graver le résultat et de filer ça aux autres. Chacun bosse sa partie de son côté et essaie de l’améliorer comme il peut. Ensuite, on met tout en commun en répète, on change, on améliore et on voit ce que ça peut donner. Cette technique fonctionne plutôt bien. La majorité des titres de l’album ont été composés de cette manière. Il nous arrive aussi parfois de composer de façon plus classique, directement en répèt'.


Patrice : Qui s’est chargé de l’artwork ? A-t-il été conçu d’après vos indications, ou avez-vous laissé le champ libre à l’illustrateur ?


JP : C’est Amaury, le frangin à Poloche qui s’est occupé de l’artwork. Il est graphiste et a fait les beaux arts. On le connaît tous très bien, on sait de quoi il est capable, on lui a donc laissé le champ libre. Il nous a parfois demandé quelle orientation on voulait, nous a proposé plusieurs choses. Au final, connaissant le bonhomme, on savait qu’on ne serait pas déçus ! Et ouais vraiment, je trouve qu’il a fait un travail excellent.


Patrice : Le titre de l’album laisse à penser, à l’image de votre musique plutôt débridée, que vous rejetez toute forme d’autorité, mais on peut aussi le comprendre comme un message positif : il existe quelque chose au-delà de toutes ces limites qu’on nous impose, et au lieu d’attaquer bêtement de front, il suffit de trouver le chemin, son chemin…


JP : Oui c’est tout à fait ça. Nous nous efforçons au maximum de ne pas nous limiter lors de l’écriture des morceaux.

On est loin de faire partie des groupes les plus originaux ou les plus loufoques du metal, mais en tout cas, nous ne voulons pas nous imposer de règles pour composer. Avoir un refrain accrocheur, une rythmique facile à retenir et qui reste en tête, on s’en contrefout !

On fait simplement ce qui nous plaît, sans se soucier d’avoir ou non la recette miracle qui fait qu’une chanson sera un tube…


Patrice : J’ai lu dans l’interview que vous avez donnée pour Hard’N Heavy, que le mystérieux titre « 07/05/09 » n’est pas la date de l’Apocalypse, mais celle à laquelle vous avez décidé avec quelques_uns de vos potes de vous retrouver pour faire le bilan de vos vies (« On s’était dit rendez-vous dans 10 ans, même heure même jour… » ;o) ). Et le titre “The Blacksmith Day” alors ? Cékoidon ?


JP : Aïe… Tu ne choisis pas les chansons les plus philosophiques! « The Blacksmith Day » vient d’un bon délire qu’on a entre nous… De l’expression « C’est en forgeant qu’on devient forgeron ».

Lorsqu’on compose et qu’on se prend la tête sur un riff complexe, c’est une expression à la con qui revient régulièrement. Dans un délire, un jour, Zack, notre bassiste philosophe, nous a sorti : « Il faudrait qu’on fasse une chanson qui s’intitulerait « The Blacksmith Day »! ». Et c’est ce qu’on a fait ! Ca parle donc d’un forgeron qui pète les plombs à force de faire tout le temps la même chose....


Patrice : Vous avez souvent joué avec Anarchophobia, ce sont des potes à vous ?


JP : Oui, Anarchophobia sont des grands amis vosgiens ! On a beaucoup joué et passé de bons moments avec ces joyeux anarchistes ! Mignon, leur batteur a d’ailleurs été le batteur intérimaire d’Headust durant six mois, lorsque Doudouble était à Paris pour passer le concours de pompier professionnel. Léo, le guitariste chanteur a joué du Grind Core de chasse en plage cachée de notre MAXI « Toxiconaut ».


Patrice : Vous êtes à cheval entre deux styles, le hardcore et le metal… Est-ce que ça vous facilite les choses concernant les propositions de concert, ou est-ce qu’au contraire vous rencontrez des difficultés parce que soit trop hardcore soit trop metal pour les organisateurs ?


JP : Au niveau des concerts, je ne pense pas que le côté « trop hardcore » ou « trop metal » nous ait déjà été reproché. Personnellement, je n’arrive pas encore très bien saisir la nuance entre ces deux styles… J’entends des gens avoir des définitions tellement différentes pour définir ce qui est metal ou ce qui est hardcore, que j’ai encore beaucoup de mal à classer tel ou tel groupe dans le hardcore ou dans le metal... Ce que je sais, c’est que j’aime ces deux styles, et j’aime le mélange.


Patrice : Merci d’avoir répondu à cette interview ! Je vous laisse le mot de la fin…


JP : Merci beaucoup à toi ! Le mot de la fin sera simplement que j’incite un maximum les gens à venir se bouger aux concerts, pas forcement les nôtres, mais les concerts en général. Il y a de plus en plus de bons concerts un peu partout, et de moins en moins de monde pour y assister, faut que ça change bordel !! www.headust.com




ARYOS par Rikki LEVERT


1° Avé Emperor Napharion Zbiagagze! Avant de nos plonger dans l’univers de votre Empire, quelle est l’actualité d’ARYOS ? J’ai ouï dire qu’un T-Shirt (en série limitée), ainsi qu’un projet carte postale étaient en préparation…..


Salut, oui nous allons sortir un T-Shirt d’ici peu de temps. En ce qui concerne les cartes postales, une série vient de sortir; d’autres viendront certainement.


2° S’ils ont tenu compte de vos prémices sous le nom de FORLON XIX, le groupe affiche dix années au compteur. En étant le membre fondateur, que retiens-tu de cette décennie ? Sans FORLON XIX, ARYOS aurait-il pu exister ?


L’époque FORLON XIX est lointaine, nous étions très jeunes. Au départ, nous faisions un Black Metal primaire; j’étais fasciné par ce style Underground & inconnu du grand public. Je me sentais bien dans ce milieu, car il était réellement à part, & et il y avait réellement quelque chose de religieux. Cet esprit n’est plus tellement présent de nos jours, l’explosion du Black vers 1998 a fait dériver cet état d’esprit. Bien que dans l’UG, certains s’y tiennent, la magie n’est plus là. De ces dix ans, je retiens de bons et mauvais moments; pour moi, FORLON XIX est la base d’ARYOS, sauf que le line up était différent .


3° Entre 1994 et 1998, votre Black Metal primaire s’oriente vers un Art noir plus sombre et atmosphérique. Etait-ce une façon de laisser libre cours à vos influences, ou au contraire, sentais-tu que vous tourniez en rond ? En consultant votre biographie, à vos débuts, trois rehearsals ont été enregistrés mais non distribués, ainsi que quelques concerts effectués . En ton âme et conscience savais-tu déjà que tu écrivais le prologue d’une histoire à venir ? Es-tu un visionnaire ?


Non, dans FORLON XIX,  nous ne tournions pas en rond , nous étions très créatifs, même s’il faut l’avouer, certains points n’étaient pas très matures et que nous avions des divergences musicales idéologiques. Nous n’avions pas d'équilibre; d’ailleurs, cet équilibre, nous ne l'avons réellement trouvé dans ARYOS qu’à partir de « Chapitre III ». Je ne suis pas spécialement visionnaire, j’ai des buts artistiques et spirituels . Il est certain qu’à l’époque de FORLON XIX, nous aspirions déjà à faire des choses plus pro.


4° De mon côté, en essayant de parcourir vos dix ans d’âge, je trouve qu’ARYOS se bonifie avec le temps, tout comme un vin de grand cru qui affirme sa saveur en vieillissant… Mais tu peux trouver mes avis réducteurs. Je n’oublie pas cette odeur, tous ces parfums artistiques et transpirant, chapitre après chapitre, dans chacune de vos réalisations. Finalement, votre parcours me fait penser à l’écriture d’un grand livre…Quels sont tes repères , tes ouvrages de chevet en littérature ?


Ton analyse n’est pas fausse : nous voulons d’une certaine façon écrire un grand livre !!! Mes livres de chevet sont axés sur les Sciences Occultes, le Paranormal, les Religions… ou tout simplement des magazines/fanzines de Metal et autres.


5° J’ai découpé ce grand livre en quatre chapitres :

  • Chapitre I : 1994-1998 « A l’Aube d’une Renaissance »

  • Chapitre II : 1998-2002 « La Renaissance »

  • Chapitre III : 2002-2003 « L’Accomplissement »

  • Chapitre IV : 2003-2004 «  A l’Aube d’une ère nouvelle »

Avec le recul, t’identifies-tu parfois à ce « découpage littéraire » en regardant en arrière ?


Je n’y avais jamais pensé, mais pourquoi pas?


6° A l’instar des quatre Chapitres mentionnés dans la question précédente, chacune de vos œuvres est justement titrée comme un Chapitre. Peut-on y voir là que, comme tout ouvrage, ARYOS a son début et a aussi une fin ? Ne penses-tu pas que certaines formations préfèrent se saborder, de peur d’errer dans une spirale musicale inconnue?


Il est possible qu’ARYOS trouve une fin, mais nous avons encore des choses à faire avant de nous éclipser. De toute manière, je pense que certains groupes devraient arrêter, au lieu de proposer de la merde. Les exemples sont nombreux, donc je peux respecter des groupes qui arrêtent du jour au lendemain parce qu’il n’ont plus rien à dire, créativement parlant.


7° Venons-en à ce divin premier Album : « Maîtres Des Dominations Cérébrales ». Tout d’abord, que se cache-t-il derrière ce titre !? Dominations : cherchez-vous à détenir le pouvoir et l’autorité par le biais de vos créations, ou ces « Dominations » sont-elles plus en rapport avec « 74 Portes Des Anges » [Les Dominations étant le premier ordre et la deuxième hiérarchie des anges] ?!


Il se cache beaucoup de choses derrière ce titre : il évoque avant tout la puissance et la magie de la musique et de ses facultés ésotériques, que nous essayons de transmettre par notre art .


8° Tout en reconnaissant le soin particulier apporté à la conception du livret accompagnant ce premier album, j’ai été surpris de ne pas y trouver les lyrics de vos morceaux. Etait-ce un choix artistique, financier…? Ou penses-tu que les magnifiques clichés de Philippe PISSIER résument à eux seuls le contenu de votre concept ?! NAPHARION, livre-nous en profondeur les secrets de ces sept compositions, morceau par morceau!


C’est un choix artistique, les clichés de Pissier sont là pour apporter une touche esthétique, afin que l’auditeur s’imagine ce qu’il veut bien s’imaginer. C’est assez difficile pour moi de parler de mes textes, l’ensemble représente un système divinatoire basé sur des faits et rituels.


9° D’après les échos que j’ai eus ici et là, il y a un adjectif qui revient souvent : « avant-gardiste ». Même si je hais les étiquettes, ARYOS est-elle ouvertement une formation d’Avant-Garde ?! Et quelle est la définition de l’Avant-Garde ? Conçois-tu cela comme une énième appellation, une mouvance imaginaire, ou un mouvement reconnu ou établi ?! Des travaux comme NECROMANTIA « Crossing The Fiery Path », les deux premiers albums de SOULGRIND, MISANTHROPE et sa trilogie « Variation On Inductives Theories », « Miracles : Totem Taboo », « 1666… Bizarre » ou encore « Sturm Und Drang » de FORBIDDEN SITE, tous aussi fabuleux, ont-ils exercé une quelconque influence sur votre écriture ?!


Nous sommes un groupe de Metal Extrême. Après, les étiquettes suivent, suivant où les gens veulent nous classer. Nous revendiquons avant tout pratiquer un Metal étrange, artistique et noir. Pour nous, le terme Avant-Garde s’emploie pour définir une œuvre expérimentale ou en avance sur son temps, une musique réellement inédite. Donc, nous pouvons être dans cette mouvance. En ce qui concerne les groupes que tu cites, je dirais qu’effectivement, les trois premiers albums de MISANTHROPE (& seulement les trois premiers) ont pu m’influencer sur la façon de voir la musique & une envie d’aller de l’avant. Idem pour FORBIDDEN SITE & NECROMANTIA que j’apprécie énormément, mais mes influences ne s’arrêtent pas à ces groupes …On pourrait également citer CELTIC FROST, qui furent tout de même des maîtres en la matière de Metal Avant-Gardisme…


10° L’écriture… plus j’écoute « Maître Des Dominations Cérébrales » plus je suis stupéfait par votre technicité ! Comment composez-vous ? Est-ce un travail d’équipe où chaque rôle est défini ? Qui compose ?!? Préfères-tu écrire à l’ombre, en solitaire ? Etes-vous des adeptes de l’improvisation ? Je peux me tromper, mais « Deuxième », aux allures de rituel, semble en apporter la parfaite illustration .


Je compose la base, & avec Pétal, on réarrange le tout, puis Alilteas orchestre les morceaux. Un travail d’équipe où chacun a son rôle, il n’y aucune improvisation. Certes, le deuxième morceau est à part, le rituel fut fait en direct, rien n'est théâtralisé.


11° Même si ARYOS apparut pour sa première et dernière prestation scénique à ce jour, le soir d’Halloween de l’année 1999, évoquez-vous de temps à autre la possibilité de fouler les planches à nouveau ? Faisons dans le surréalisme : les arènes de Nîmes, le Colisée, voire la pyramide de Chéops (car je considère que la musique d’ARYOS possède ce quelque chose d’Antique), représenteraient des cadres parfaits pour une lecture en public de votre répertoire !


Quand le moment sera venu, nous remonterons sur les planches pour quelques concerts, mais c’est vraiment pas pour tout de suite. Jouer dans un endroit chargé de mysticisme serait pour nous l’idéal, d’ailleurs il est possible que nous commencions par nous taper un délire « Live », style PINK FLOYD à Pompei . Un concert totalement privé dans un lieu insolite et mystique, le top, même si c’est carrément impossible, ce serait de jouer à Edfou en Egypte, dans le Temple de Râ.


12° Que ce soit sur des flyers, au dos de votre CD, dans la chronique de fanzines et d’autres… les qualificatifs (exemple : Strange Metal et Black Art, Orchestral Occult Black Metal , Black Death Rituel pour ne citer que ceux-ci) affluent. Cela pourrait faire sourire ou paraître ennuyeux, cependant, cette confusion ne peut que mieux vous servir quant aux réactions que votre musique suscite : que l’on adhère ou pas à ARYOS, son éventail artistique ne laisse pas forcément indifférent.


Bien, tant mieux.


13° « De Cauchemar & d’Insectes »... En y regardant de plus près, les insectes sont fréquemment une phobie virant au cauchemar pour l’être humain, celui-ci devenant à son tour un insecte piétiné et balayé par les chaos qu’il engendre. Selon toi, nos cauchemars sont-ils intimement liés à nos existences de simples mortels ?! Dans le sous-titre du même morceau, « Par Le Chaos, Les Insectes & Râ. Hoor. Khuit » est donc cité Râ (Ré), le grand Dieu du soleil et du ciel ; NAPHARION, tu tiens une divinité de l’Egypte ancienne dans tes mains, sur l’une des photos ornant le livret de l’album. Ces temps lointains occupent-ils une place importante dans ton quotidien ? Qui sont Hoor et Khuit ? Que t’évoque la réincarnation ?


Les cauchemars sont liés aux peurs, aux angoisses humaines, mais le cerveau humain est complexe. En le maîtrisant, tu peux utiliser tes rêves comme un outil divinatoire : disons qu’il faut différencier cauchemars, simples rêves, fantasmes ou visions… Ceci est un autre débat. L’Egypte ancienne et sa religion occupent effectivement une place importante dans mes croyances, mais pas que l’Egypte ancienne. Râ Hoor Khuit, c’est Horus, Râ, Ré… La réincarnation peut m’évoquer énormément de choses, mais je ne focalise pas sur ça pour le moment.


14° Le livret, restons sur ce beau livret… Je suppose que pour vous, ce fut un honneur de travailler avec Philippe PISSIER! Connaissait-il un peu vos travaux avant cette collaboration ? Avec Lilith VON SIIUS et LUNA comme modèles, les sessions ont dû être plus faciles à réaliser…


Pissier est à présent une vieille connaissance. Nous travaillons avec lui depuis un bon moment et continuons à travailler avec lui. Il nous suit depuis le début d’ARYOS. Concernant les modèles, Lilith Von Sirius travaille avec nous Post Mortem, & Luna fut proposée à Pissier par notre label, car à la base, ce devait être une Polonaise qui devait être modèle, mais elle a eu des empêchements de dernière minute et n’a pu se rendre en France pour les sessions photos.


15° Une review de votre album, rédigée par la plume de Chris de GORGON, indique « qu’avec cet album, ARYOS développe un concept mélangeant le Black malsain et l’aspect froid… » Je suis assez de cet avis, et j’ajouterai que ce savant mélange se découvre grâce à votre production… Je peux paraître flou dans mes explications, mais « Maître Des Dominations Cérébrales » est comme articulé autour des synthés, le fil conducteur de vos compositions. Les synthés, le déclencheur de la folie malsaine de froideur où viennent se greffer les autres instruments... Vois-tu votre fornication musicale dans cette optique ?


Les synthés se sont greffés. Après, la base c’est la guitare & la batterie, tout émane de la guitare.


16° Votre premier album est le résultat d’une collaboration entre deux labels : D.U.K.E(Ave Luna , Ave Kurgan) et EXH GOETIE (Ave David) . Quels sont les éléments qui ont motivé ce choix ? Comme pour la plupart de vos réalisations (excepté « Le Paroxysme » en version tape 4 titres che feu CHANTELOUP et « Pleurs Du Passé » en co-production avec EXH GOETIE ), avez-vous à un moment donné à tout produire vous-même avec votre asso STRANGE CONVICTION ? Malgré des actions et/ou des budget limités, es-tu d’avis que l’Underground jouit paradoxalement d’une certaine liberté ?


SRANGE CONVICTION est une trop petite structure pour produire ARYOS, & puis nous n’avons pas le temps de nous consacrer à une promo intense et à chercher des distributeurs. Nous préférons pour le moment être pris en charge par des labels.


17° Depuis l’annonce de la sortie de votre premier CD, il y a une question qui me trotte dans la tête : une version vinyle est-elle dans les cartons ?


Non, mais si quelqu’un veut nous sortir une version vinyle, qu’il nous contacte…


18° Qu’en est-il de ce split avec REGNANT N’TRALL annoncé d’ici la fin de l’année ?


En cours de réalisation, sa sortie est reportée pour le milieu 2005. J’ai vraiment hâte, car nous avons bossé dur sur ce projet. Je pense que le résultat va surprendre beaucoup de monde.


19° Le Black Metal, que représente le Black Metal pour toi ? Où se situe ARYOS, entre ceux qui prônent son émancipation et ceux qui ne veulent qu’agir dans l’ombre? J’ai pour opinion que certains souillent de plus en plus les vestiges du passé, en oubliant un peu trop d’où ils viennent. Qu’en penses-tu ?


Le Black Metal ne représente plus grand chose pour moi, car sa scène est devenue n’importe quoi. Emancipation ou non émancipation, j’en ai rien à foutre, je respecte les groupes qui ont des qualités artistiques et de réelles convictions, qu’ils soient connus ou pas. Je le juge sur la qualité de leurs œuvres & sur les sensations que me procurent leurs musiques, pas sur des stupidités. Je dirais que le METAL au sens large du terme représente toute ma vie; je suis un Metal Maniac absolu, je pense et je vis Metal 24h/24h .


20° Finalement écoute après écoute , la jouissance est le sentiment général de « Maîtres Des Dominations Cérébrales », non ? EMPEROR NAPHARION ZBIAGAGZE, je te salue et te laisse le mot de la fin. METAL TILL DEATH !!!


Si c’est le sentiment général qu’ARYOS procure, c’est une excellente chose. Merci pour ton entretien et soutien. Love is Law Under Will!


CHRONIQUES



STUMP FUCKING: « Same » Kerry


Non, SF ne prétendra pas révolutionner le monde du death metal, mais une chose est sûre, c’est que ce groupe suisse a la patate et que ça s’entend. Et dans le genre virulent, on n'a franchement pas le temps de s’ennuyer. Si si, ce groupe virevolte à tout va et vous en met plein la tête, et à titre indicatif, certains passages me font penser à du STRAPPING YOUNG LAD. Ben ouais, rien que ça. Alors, fourrez votre poing dans l’cul d’la vache... Oh merde, j’me gourre ! (ça, c’est la pochette du CD !) euh...bon, fourrez le CD dans la chaîne et faites-vous défoncer la tête !

Contact : Laure Simeon-118 rte de St-Julien-1228 PLAN-LES-OUATES-GENEVA (Switzerland)- www.stumpfucking.ch stumpfucking@stumpfucking.ch

BLOODY SIGN: « Vana Vigala Loits » Kerry


Que pourrais-je dire de cet album ? Album de confirmation ? Ouais, c’est ainsi que je pourrais le définir, BLOODY SIGN revient à la charge avec un CD qui laisse autant de traces que son prédécesseur, avec son death (comprenant des passages black) très compact, intense et ne laissant aucun répit, un death quelque peu personnel qui fait de BLOODY SIGN un groupe possédant sa griffe. N’ayez crainte, vous pouvez sans hésiter vous lancer dans l’investissement de ce produit, car dans la formule «satisfait ou remboursé» , le premier mot convient.

Contact : Uibo-47 rue basse-68420 GUEBERSCHWIHR (France) www.bloodysign.fr.st uibokalevi@hotmail.com

HERIUS: « Rejoin Us Or Die » Kerry


A première écoute, ce CD pourrait paraître bizarre.Pourquoi ? Ben tiens, v’la que chez HERIUS, on a décidé de jouer du black metal surmonté de vocaux... death caverneux ! Ben ouais, de plus un accent indus se fait ressentir, ceci étant dû essentiellement à la batterie programmée; et sur les neuf titres présents (dont une reprise de SEPULTURA), il y en a un (Sadochism) qui dévoile un côté prog’. Ca vous en bouche un coin, non ?! Mais ça va encore plus vous surprendre, lorsque je vous aurais dit que tout cela est loin d’être... indissociable. Mais si, mais si, et même si les puristes crieront au scandale, je peux vous assurer que la sauce prend parfaitement. Comme le disait l’ami Deprosges : étonnant, non?!

Contact : Caignol Ludovic-186 b avenue J.Jaurès-21000 DIJON (France)

SUFFERAGE: « Raw Meat Experience » Kerry


Quoi de neuf du côté de l’Allemagne en matière de death/grind ? Eh bien, un CD 13 titres (dont deux lives) d’un groupe qui n’apporte rien de spécial au genre et risque de se noyer dans la masse, mais qui a au moins le mérite de nous en mettre plein la tronche. Je vous le dis, c’est un énième CD de brutal, mais bon, vu que c’est bien fait, on va se laisser bercer facilement jusqu’à la fin.

Contact : Fleiner-Grögersweg 1-22307 HAMBURG (Germany) CONTACT@SUFFERAGE.DE WWW.SUFFERAGE.DE

DOWNRIGHT MALICE: « Perpetual Return » Kerry


Une des claques de ce début d’année 2005 ! Qu’on se le dise, DM est de retour avec son troisième CD, et quel album ! DM,c’est toujours ce thrash corrosif, incisif, mais la grande nouveauté présente sur cet album est que le groupe y a incorporé une grande dose d’ambiances qui ajoute une autre dimension à la puissance de feu de la musique des Haut-rhinois. S'il y a une chose dont ne se départit jamais DM, c'est bien l'originalité‚ et croyez-moi, lorsqu'un thrash aussi intelligent s'accommode aussi bien… Des ambiances et atmosphères placées de façon aussi géniales que permanentes sans en éprouver le moindre ennui, c'est bien le signe évident que nous possédons là un grand groupe, n'en déplaise aux adorateurs de major's bands. Et pour enfoncer le clou, que dire du son qui est d'une force incroyable, rendant encore plus d'impact à la zique de DM, ou encore de la présentation de ce CD! Et dire que cet album est une autoproduction !

Une conclusion ? Surprenant, envoûtant, décapant, «Return» mérite tout simplement un classement dans les meilleurs albums de l’année.

Contact : DOWNRIGHT MALICE ASSOCIATION-12 rue de Geispitzen-68680 KEMBS (France) didier@downright-malice.com http://www.downright-malice.com

ETERNAL REST: « Vampyr » Kerry


De prod en prod, ETERNAL REST s’affirme et de quelle manière ! Après le très bon «The Old Of...» le groupe revient avec quatre titres... excellents ! Oui, le mot est lâché, car jamais ETERNAL REST n’a semblé maîtriser aussi bien son sujet, à savoir un savant mélange black/death tout droit sorti des fonderies où subtilité et puissance forment une paire de premier ordre. Promis, je me suis régalé, mais putain que c’est court, obligé de se le passer en boucle. A ce tarif, on ne demande qu’une chose... une suite, et très vite !

Contact : c/o Michel Babilotte -6/1 rue de l’abbaye- 02000 LAON (France) tenebriusrex@wanadoo.f www.eternalrest.fr.st

TAUNUSHEIM: « Nebelkampfe »


Je dois avouer que je n’ai pas accroché immédiatement à cet album, et pourtant, au fil des écoutes, TAUNUSHEIM a fini par me convaincre, grâce à un pagan metal se révélant à la fois puissant et raffiné. Puissant grâce à ses riffs bétons, et raffiné grâce à des nappes de synthés placées judicieusement et pas mises trop en avant, afin de ne pas noyer l’ensemble, tout en lui donnant ce côté symphonique. En n’oubliant pas le parfum épique qui s’en dégage, «Nebelkampfe» est donc un excellent album que bon nombre se feront une joie de découvrir.

Contact : SCHWARZDORN Prod.-Patrick Kuntz-Moselstr.12-61440 OBERURSEL/TAUNUS (Germany) www.schwarzdorn.de info@shwarzdorn.de


BARBARIAN PROPHECIES: « War Is Inminent » Kerry


Je ne peux pas dire que ce CD me laissera un souvenir impérissable. Je ne peux pas dire qu’il soit vraiment mauvais, non, car le death/black de ces Espagnols est carré et cartonne, mais pour moi il manque ce quelque chose qui fait la différence. Peut-être est-ce le côté plus personnel qui fait défaut, car il est vrai qu’il y a des airs de «déjà entendu». Bon, cela n’engage que moi, maintenant à vous de voir…

Contact : Oscar Besteiro Castro-c/pena do rei No4,5oC-27002 LUGO (Spain)


ARS MACABRA: « Daemonolatria Hypnotica » Kerry


Ce groupe italien n’a qu’un seul but : tout détruire ! Oui, ARS MACABRA est un véritable blindé à qui rien ne résiste, où les obus fusent dans tous les sens. Toutefois, on pourra reprocher que le black metal du groupe a de fortes ressemblances avec MARDUK pour un ensemble qui aurait tendance à être répétitif. Mais la violence et l’esprit qui en ressortent font que ARS MACABRA s’impose comme un des fers de lance du black transalpin et, malgré tout, ce groupe en impose.

Contact : J.Barone-Pza del Quadraretto 15-00174 ROMA (Italy) www.arsmacabra.com info@arsmacabra.com

MOULDED FLESH: « Use & Abuse » Kerry


Direction la Pologne, avec MOULDED FLESH. Ici, rien de bien neuf, avec un death/thrash assez conventionnel, mais pourtant, «Use & abuse» s’écoute bien, sans temps morts, et surtout le groupe fait preuve d’une conviction que rien ne semble devoir gêner ; et rien que pour ça, ce CD mérite une oreille attentive. En tout cas, ça récure et ça fait pas d’mal.

Contact : Wojtas-ul.Hibnera 72-44 217 RYBNIK (Poland) DEBRIS@POCZTA.FM

HELLISH: « The 2nd War In Heaven » Kerry


11 minutes et seulement 3 titres. En règle générale, cela fait un peu court pour se faire une idée précise sur un groupe, et cette démo confirme cette règle. Pourtant, j'ai apprécié la musique d'HELLISH faite de black/thrash assez simple mais efficace. Cependant, cette démo au son très correct manque un peu de souffle, cela lui aurait permis de mieux faire passer son message diabolique. On attend la suite.

Contact : Adrian-P.O Box 20-02 919 WARSAW 76 (Poland) hellishband@o2.pl


EMPHERIS: « Bloodwrath » Kerry


Side projet d’Adrian, membre d’HELLISH et oeuvrant dans le black métal, la musique d’EMPHERIS ne m’a pas interpelé de façon évidente. Je ne vais donc pas vous expliquer le pourquoi du comment, puisque j’en suis incapable. Ah ben avec ça, on est bien avancés, tiens !

Contact : Adrian-P.O Box 20-02 919 WARSAW 76 (Poland) hellishband@o2.pl



LIVE



DIVINE EMPIRE / DEMOLITION / SUSPERA / TESTAMENT (Paris / Loco / 9Mai 2005)


Hello, donc première fois que je me rendais sur Paris depuis 2000.

Après le trajet, j'ai pas eu de souci pour trouver la salle. Bon, déjà j’dois dire que les groupes SUSPERIA, DEMOLITION et DIVINE EMPIRE, j'avais jamais entendu parler d'eux avant ce concert, et donc musicalement je connaissais pas non plus... Quand je suis arrivé, y avait à peu près une centaine de personnes devant les portes. Bref, je découvre la salle (j'y avais jamais mis les pieds, par contre, fallait pas avoir soif, à 5 euros, putain c'est cher). Bon, pour commencer :

DIVINE EMPIRE nous a proposé un Death très bruyant je trouve, une bouillie sonore en fait.  Donc, ben franchement, ça m'a pas emballé du tout : j'ai fait15 minutes à peu près.
DEMOLITION : ah enfin, j'ai trouvé le son bien meilleur, et le groupe aussi fut bien meilleur que le premier : un bon Thrash de bonne facture, et le public a eu une excellente réaction. Très bonne prestation.

SUSPERIA : eux aussi y m'ont bien plu. Cinq sur scène, y me semble, bien remuant aussi. Un Thrash de qualité, avec un gratteux qui touche sa bille, y a pas à dire, c'est du bon cru. Bonne prestation.
TESTAMENT : arf, je les z'attendais avec impatience, et en plus quel line up! P.U.T.A.I.N comme c'était jouissif, j'ai vibré sur tous les titres! Dans le désordre : "Into The Pit", "Practise What Your Preach", "Dog Face Dog" etc... La fosse exulte, c'est véritablement le pied, un TESTAMENT des grands jours, géant, grandiose! Ce qui est dommage, c'est une heure de show, guère plus dont il nous z’ont gratifiés ; qu'importe, ils z'étaient là. SUPER!
Donc, en résumé, ben une excellente soirée, du monde, et à ne pas oublier, l'ami Paul SPECKMANN (MASTER) au merchandising, avec qui j'ai tapé la discute sur le futur de MASTER.
Allez tschüss, à plus!