Mouth for War
« Fuck ! La seule chose à faire pour jouer du vrai black metal, sans tenir compte de ces 95% de pseudos blacks de « merde », c’est d’adorer Satan, haïr les gens, botter les poseurs, écouter Bathory et jouer de la musique laide et crue. » Master Motorsag, Metallian n°49
« Au contraire nous poussons le Black Metal dans ses derniers retranchements et si pour certains nous quittons les rivages du style alors ils en ont une vision incroyablement pauvre et limitée. Qu’ils continuent à écouter les clones de Darkthrone & Co, qu’ils continuent à user les riffs que d’autres ont mis en place 10 ans plus tôt, qu’ils continuent à être médiocres… ils n’ont aucun intérêt. Le black metal n’en est qu’à ses balbutiements rien n’a encore été fait, nous ne nous imposons aucune forme de limites quand nous composons et nous gardons constamment à l’esprit la tradition d’indépendance inhérente au style qui doit en faire l’Art subversif par excellence… intouchable et insaisissable. » Vindsval, Foedus Aeternus n°7
« …la raison pour laquelle nous ne passons pas beaucoup de temps à prendre des photos ou à utiliser des noms d’artistes réside dans le fait qu’il ne s’agit pas de se focaliser sur notre personne, l’aspect spirituel étant bien plus important dans notre quête corruptrice et dévastatrice. Voici donc ce qu’est l’Essence d’un vrai groupe de Black Metal. » Erik Danielsson, Foedus Aeternus n°7
« Les critères pour signer sur Battlesk’rs devraient être les mêmes pour tout label de Black Metal, or il semble qu’aujourd’hui il faille expliquer ce qu’est le Black Metal, à savoir un Art Sombre, Malsain, Prônant le Néant pour qu’un jour vienne le Sacre de notre Maître à Tous : SATAN ! ... néanmoins les règles de base sont : CHAOS, SATAN, 666, RELIGION, NEANT, NIHILISME, ANTI-HUMANISME, et le DEVOUEMENT sans limites envers cet Art Noir et le Tout-Puissant. » Berserk, Foedus Aeternus n°8
« Et ça, c’est très instructif, je peux donc voir quels sont ceux qui sont là pour vendre leur image et ceux qui se préoccupent davantage de l’aspect musical. Car quand on y réfléchit, pour certains, c’est bien plus important de sortir quelque chose en 7" gatefold que sur une misérable tape. Depuis quand le packaging est-il plus important que l’aspect musical et idéologique ? Putain, ça me tue ! Je suis toujours sidéré devant l’attitude de certains groupes. De nos jours, les groues n’ont plus besoin de sortir de démos, ils sortent directement un cd/lp, c’est vraiment débile. Bien entendu, les labels ne sont pas innocents, ils sont trop nombreux, entrent dans le jeu de la concurrence et signent tout et n’importe quoi. J’ai reçu des promos totalement ridicules qui sont par la suite sorties en cd. Donc pour répondre à ta question, je pense qu’il s’agit davantage d’une pénurie de groupes humbles. » Hakan, Foedus Aeternus n°8
« Je déteste les modèles et les normes que la société actuelle essaie de nous imposer. Il n’y a plus de place aujourd’hui pour l’individualité, la personnalité. L’heure est au formatage en masse. On cherche à nous mettre des étiquettes, à nous classer en catégories bien définies et surtout à endormir notre réflexion. Dès que tu cherches à t’affranchir de cet état de fait, tu es vu comme un « traitre » par tes « semblables ». C’est donc à nous tous, qui cherchons à réfléchir par nous-mêmes, que je fais référence. Si l’humanité doit nous condamner à être des moutons dénués de toute possibilité de réflexion et de libre-arbitre, alors je suis fier de la trahir. » Amduscias, Metallian n°41
« Oui assez car j’ai vécu cette période, j’y étais immergé. Tout y était beaucoup plus sérieux et extrême. Contrairement à maintenant, il n’y avait aucune place pour les « blaireaux » : c’était une époque où des gens comme les membres de Dimmu Borgir auraient pu se prendre un coup de fusil à pompe s’ils avaient eu le comportement qu’ils ont aujourd’hui. » DK Deviant, Metallian n°48
« Rien ne semble offensant à notre époque. La chose la plus offensante à faire ou à dire serait d’agir normalement ou de dire que tu écoutes de la musique commerciale, ou encore que tu croies en Dieu. Pour moi le black metal a toujours eu un lien avec Satan, l’Enfer, les orgies, la souffrance, les rituels, le sang, la guerre, la mort… Comment agir ? Agissez de façon stupide ! » Master Motorsag, Metallian n°42
« Classiquement, un groupe « underground » crache sur les « gros » labels, mais lorsque ces mêmes labels, décelant un potentiel (commercial…) chez ce groupe, lui proposent concrètement un deal… alors soudainement l’idée d’appartenir à un gros label ne semble plus si dérangeante.. Leur vocation à rester dans l’underground, soi-disant si profonde, s’envole sur le champ… » IPR, Foedus Aeternus n°11
« Bouffons » ne veut trop rien dire… Mais je pense en effet qu’il y a un peu trop de groupes à concourir pour le titre de celui qui aura le plus de croix renversées et de pentagrammes dans son logo ou sur la pochette de sa démo limitée à douze exemplaires ( et non pas parce que c’est underground mais parce que c’est trop de la merde pour espérer en vendre plus ) . Ces mêmes groupes qui ont tout fait, tout vu, et qui veulent donner des leçons à tout le monde. Ensuite, ils rangent leurs croix renversées sous le t-shirt, rentrent chez eux, mettent les pieds sous la table et se font servir leur purée par leur maman. Remarque, vu sous cet angle, c’est vrai que ce sont de sacrés bouffons… DK Deviant, Rock Hard n°2
« Afin d'atteindre la plénitude spirituelle et la vérité, il faut savoir déchirer et éparpiller les valeurs existantes afin de créer son propre chemin. Selon moi, il doit exister autant de Satanistes que de croyances Sataniques. C'est une obligation pour soi-même de définir son propre bien et son propre mal. Pour les faibles, cela amenera au chaos absolu car pour eux, le chengement des valeurs impliquera l'absence de règles, sans lesquelles ils ne peuvent vivre. Les forts, quant à eux, jouiront de la totale liberté et seront capables de vivre de manière rationnelle et fonctionnelle. » Infernus, Metallian n°42
« Il vaut mieux être le pire groupe du monde qu'un éternel outsider. Au moins, tu es extrême! » Cronos, Metallian n°52

